Les traitements des couperoses par laser.
Il est possible de prévenir au maximum la survenue de la
couperose en appliquant des règles de précautions.
Une fois déclarée la couperose bénéficie de traitements locaux et
d'un traitement radical, le plus souvent par laser .
Le laser est l'un des traitement les plus efficaces.
Les lasers KTP ou lasers à colorant pulsé sont des lasers vasculaires. Leur cible est l'hémoglobine du sang qu'ils coagulent. Le vaisseau disparaît le plus souvent lors du traitement par le médecin lasériste.
Les taches rubis ou angiomes rubis
sont des papules de 1 à 6 mm, rouge vif n'évoluant pas et ne
s'effaçant pas lorsqu'on appuie dessus. Ces lésions bénignes se
situent en règle générale sur le tronc et les racines des
membres.
Les taches rubis sont accessibles au laser en une seule séance
la plupart du temps. On utilise généralement un laser KTP ou nd:YAG
pour volatiliser la lésion.
Les traitements laser sont-ils remboursés par la sécurité sociale ?
Le laser vasculaire reste avant tout un acte à visée esthétique. L'acte n'est donc pas remboursé par la sécurité sociale. Il n'y a pas de feuille de maladie ou de télétransmission de feuille de soin. De même, le médecin lasériste ne peut établir d'arrêt de travail couvert par la sécurité sociale. Le médecin peut par contre établir une attestation de soins et une note d'honoraires (certaines mutuelles prennent parfois en charge une partie des soins).
Les lasers pour la couperose sont le KTP, le Nd:Yag et le colorant pulsé.
Les lasers KTP et colorant sont très efficaces.
Les vaisseaux sanguins de la couperose sont très peu profonds dans la peau. Aussi, on les voit et pour cette raison ils sont de couleur rouge. Les vaisseaux plus profonds et/ou plus larges, sur les jambes par exemple, prennent une couleur bleutée. Les fines lésions vasculaires de la couperose permettent un accès thérapeutique facile avec les lasers.
Il existe, globalement, 3 types de lasers à orientation vasculaire capables de prendre en charge les télangiectasies du visage : Le laser KTP, le laser à colorant pulsé, Le laser Nd :Yag
Les lasers KTP
Les lasers KTP furent parmi les premiers lasers vasculaires à apparaître et ont révolutionné la prise en charge esthétique de la couperose. Il s’agit d’équipement relativement compact produisant une lumière verte (532 nanomètres de longueur d’onde) très intense. La couleur verte est complémentaire de la couleur rouge des cellules sanguines (hémoglobine). Lorsque que le laser illumine un globule rouge, toute son énergie est absorbée. Ceci provoque un échauffement sélectif et finalement une coagulation très rapide dans le vaisseau. On parle de photo-coagulation sélective (coagulation par la lumière, sans toucher les autres tissus)
Le laser KTP provoque une disparition immédiate de la plupart des vaisseaux de la rosacée. Il provoque des rougeurs (érythème) dans les jours qui suivent (possibilité de mettre du fond de teint). Il peut aussi entraîner l’apparition de micro croûtes (à la façon de grains de café moulu) qui disparaissent dans les 3 à 4 jours, traditionnellement sans séquelles. Dans certains cas, le laser KTP peut provoquer des dépigmentations ou des hyperpigmentations qui sont très rares et la plupart du temps transitoires avec retour à la normale.
Les Lasers à Colorant pulsé
Les lasers à colorant sont apparus quelques années après les lasers KTP. Le rayon laser est produit par passage à travers un colorant liquide. Ces lasers produisent une lumière dans le vert-jaune (certains modèles peuvent être réglés pour produire une variation des couleurs en fonction des indications médicales). Les lasers à colorant pulsé, de par leur couleur (dans les 560 – 590 nanomètres) ont la propriété de pénétrer un peu plus profondément dans le derme que leur homologues KTP. Leur couleur de lumière présente aussi la propriété d’être très bien absorbée pas les globules rouges (hémoglobine). Tout comme pour les lasers KTP, le fait pour le rayon de toucher une cellule sanguine, permet de libérer toute l’énergie de manière sélective, en préservant les autres tissus environnants. Le globule rouge chauffe rapidement entraînant la coagulation du vaisseau.
Ces lasers sont généralement utilisés de façon manuelle : le médecin déplace le spot laser de proche en proche sur la peau du patient dans les zones couperosiques. En fonction du mode de traitement utilisé, les vaisseaux s’effacent ou éclatent en taches violettes (purpura). Le purpura disparaît dans les 15 jours après le traitement. En cas de traitement non purpurique, la peau reste rouges (érythémateuse) pendant quelques joues puis revient à l’état normal. Le médecin proposera certainement l’application d’une crème apaisante. On peut camoufler les lésions des premiers jours par du fond de teint. Ce laser peut aussi entraîner l’apparition de micro croûtes (à la façon de grains de café moulu) qui disparaissent dans les 3 à 4 jours, traditionnellement sans séquelles. Dans certains cas, il peut provoquer des dépigmentations ou des hyperpigmentations qui sont très rares et la plupart du temps transitoires avec retour à la normale
Pour information, les lasers à colorant pulsé sont aussi très utilisés dans le traitement des angiomes plan (ou taches de vin), notamment chez le très jeune enfant où il sont d’une redoutable efficacité avec assez peu de risques.
Les lasers Nd :Yag
Les lasers ND:Yag sont relativement récents. Il s’agit de lasers relativement polyvalents fonctionnant dans l’infrarouge proche : on ne voit pas le rayon lumineux. Ils ont été utilisés dans l’épilation définitive des peaux noires et sombres, puis en réjuvénation du visage et, de plus en plus dans le traitement des varicosités des jambes. Depuis 1 an environ, le Nd:Yag fait l’objet d’études sur le traitement de la couperose. Les résultats sont encourageants car ce type de laser lorsqu’il est utilisé en mode défocalisé
L’usage de ces lasers dans la couperose permet aux patientes de bénéficier d’un effet secondaire appréciable : le skin toning (ou la réjuvénation du visage par tension liée à une stimulation de la production de collagène naturel.).
Les lasers combinés avec 2 longueurs d’onde synchronisées (2 couleurs)
Depuis 2006 environ, on a vu apparaître chez les fabricants des lasers combinant 2 couleurs en même temps. Il s’agit en fait de deux lasers asservis qui envoient chacun leur rayon en même temps. 2 couleurs vasculaires viennent toucher les vaisseaux. Les constructeurs de ces lasers avancent des propriétés thérapeutiques améliorées, surtout sur les vaisseaux résistants. La théorie semble leur donner raison, mais il convient d’attendre d’avoir suffisamment de recul sur ces nouveautés. Il n’est pas, pour le moment, prouvé que l’action de 2 lasers en même temps soit plus efficace sur le long terme que l’action d’un laser puis d’un autre. Peut être ne sommes nous qu’en face d’un artifice commercial plutôt que réellement thérapeutique. L’avenir nous dira…
Quelles sont les modalités du traitement
En fonction du type de laser utilisé, il existe différentes modalités de traitement : soit un balayage du visage par spot large, soit un traitement par spot étroit, vaisseau par vaisseau. Le balayage par spot large est rapide. Le suivi des tracés vasculaires par spot étroit est plus long mais plus précis. Le traitement dure entre 15 et 30 minutes environ. Il n’est pas rare que des pauses soient instaurées.
Quelles sont les suites immédiates
Les suites immédiates d’un traitement laser par couperose sont assez simples. La peau subit une forme d’agression. Si les vaisseaux disparaissent, le visage reste rouge pendant quelques heures. La rougeur (érythème) peut durer 2 ou 3 jours sur les peaux les plus sensibles. La patiente ressent une sensation de chaleur, un peu comme après un coup de soleil sur la plage. Cette sensation est généralement calmée par l’application de compresses froides imbibées d’eau dans les premières heures. Le médecin prescrit généralement un traitement apaisant local par crème de type Biafine. La rougeur peut être camouflée par du fond de teint.
Dans les jours qui suivent, la peau peut présenter des petites
croûtes très fine et peu nombreuses qui ressemblent à du café moulu.
Elles n’apparaissent pas systématiquement. Elles tombent 3 ou 4
jours plus tard sans laisser de cicatrices si vous ne grattez pas.
Quelles sont les suites à moyen terme
Le laser élimine la plupart des petits vaisseaux dès la première séance. L’effet du laser provoque une coagulation immédiate. On note que 20% des vaisseaux peuvent se re-canaliser nécessitant une seconde séance 2 à 3 mois plus tard. Certaines localisations, notamment sur le nez, sont connues pour être résistantes. Il y a rarement besoin de plus de 2 séances. Par contre, d’autres vaisseaux apparaîtront avec l’âge. Il est bon de prévoir une séance de rappel tous les 2 ans à 3 ans environ.
Est-ce que ça fait mal ?
Les lasers peuvent faire mal en effet. Il existe tout un tas de procédés pour limiter la douleur et les séances se passent généralement bien. En matière vasculaire, les produits d’anesthésie locale (EMLA) ont des effets sur les vaisseaux et tendent à les rendre plus petits ou à les faire régresser temporairement. Ceci a pour conséquence de rendre le traitement laser moins efficace. Aussi, les médecins essayent de ne pas trop utiliser de produits anesthésiques pendant les séances. Ils font volontiers appel au froid. Le froid permet de protéger la peau d’un échauffement excessif lors du passage du laser. Il permet aussi de baisser la sensation douloureuse et de la contrôler. Il n’y a pas de douleur post opératoire.
Quels sont les risques ou les effets secondaires
Beaucoup de sources issues d’internet ou de la presse féminine ont tendance à présenter les soins lasers comme complètement anodins et sans risques. Il s’agit là d’une présentation très commerciale de l’activité de lasériste dont il faut se méfier. Le laser est un acte médical réservé aux médecins et comme tout acte médical, il comporte toujours un risque. Certes les lasers présentent finalement très peu de complication car les procédures sont très standardisées et les médecins connaissent bien les façons de limiter les problèmes, mais il est possible de voir les effets suivants :
- La brûlure : elle survient le plus souvent avec un
matériel mal réglé (trop fort) ou sur une peau dont le bronzage
n’a pas été vue ou a été caché au praticien. Sauf exception, les
brûlures laser sont du second degré superficiel. Bien traitée de
façon précoce, elles évoluent traditionnellement bien sans
laisser de séquelles.
- La dépigmentation : elle survient après une brûlure,
ou sur une peau bronzée lasérisée, ou sur tout type de peau. Les
dépigmentations sur laser KTP ou colorant pulsé sont
habituellement transitoires et disparaissent dans les semaines
qui suivent l’acte. Ce délai est parfois plus long.
- L’hyperpigmentation : il s’agit, le plus souvent,
d’une réaction inflammatoire de la peau qui conduit à une
surexcitation de la production de pigment (la mélanine). Il
apparaît des taches brunes sur les zones lasérisées. La plupart
du temps, les lésions sont réversibles et rentrent dans l’ordre
en quelques mois. On peut aider et accélérer leur guérison par
l’application de pommades dépigmentantes.
- La cicatrice chéloïde ou hypertrophique : elle
apparaît le plus souvent sur une cicatrice de brûlure. C’est une
cicatrisation anormale par excès du processus de réparation. Ces
cicatrices sont très rares avec les traitements de la couperose.
- L’accident avec l’œil : pas de lunettes et laser dans l’œil = œil perdu par impact sur la rétine. Tous les laséristes sérieux vous protègent par des lunettes adaptées.